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Étienne Chouard : 10 raisons de sortir de l’Union Européenne 2/3

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Deuxième point, que j'avais pas vu, moi, en 2005 et qui est... ... peut-être plus important encore : les institutions européennes... ... interdisent aux États d'emprunter auprès de leur banque centrale. 2 - La création monétaire est abandonnée aux banques privées Alors, pour un humain normal ça a pas de sens. Ça veut rien dire. « Les États peuvent pas emprunter auprès de leur banque centrale ; bon, oui, et alors ? » Et c'est pourtant essentiel, parce que... On en a parlé dans d'autres... entretiens. Je vais aller vite : quand un État emprunte auprès de sa banque centrale, la banque centrale lui crée de l'argent... lui crée de l'argent pour lui et note que l'État lui doit. Et au fur et à mesure que l'État rembourse cet argent, ensuite avec les impôts ou avec les recettes de cet investissement, la monnaie est détruite au fur et à mesure sur le même modèle que le crédit habituel et le mécanisme de la monnaie-dette. Mais la différence avec le système qui nous est imposé aujourd'hui, c'est que quand un État emprunte auprès de sa banque centrale, quand il rembourse, il rembourse sans intérêts. Ou il remboursera plus tard, donc il peut avoir... Il a de la marge, il a beaucoup de marge et puis c'est pas coûteux. C'est plus du tout comme ça que ça marche. Aujourd'hui, ça, c'est absolument interdit. Quand un État a besoin d'argent pour financer un investissement public, il doit emprunter auprès des marchés financiers. Il peut plus emprunter auprès de sa banque centrale. Donc quand il emprunte auprès des marchés financiers, il paie un intérêt. Et cet intérêt devient progressivement insupportable, et ça devient un outil d'oppression. Un outil d'oppression des États par les riches, par les marchés financiers. Les marchés financiers, ce sont ceux qui ont de l'argent. C'est les riches. Et en gros les plus riches parmi les humains, ce sont les commerçants, et les plus riches parmi les commerçants ce sont les multinationales, et les plus riches des plus riches ce sont les banques. C'est des gros commerçants qui avaient beaucoup d'argent en plus, qu'ils étaient incapables de dépenser, qui sont devenus les banques, historiquement, hein : 1500, 1600, XVIIème siècle, XVIème siècle ; ils sont devenus les banques, et finalement, aujourd'hui, bin les plus riches ce sont les banques. Et finalement les marchés financiers... pour le... pas pour l'intégralité, mais pour le plus gros ce sont les multinationales et les banques. Ça veut dire que les États, par le mécanisme de l'Union européenne, par le mécanisme de l'article 104 de Maastricht qui interdit aux États de créer eux-mêmes leur monnaie et qui donc leur impose d'aller chercher l'argent où il y en a, c'est-à-dire dans les pattes des plus riches. Cet article 104 de Maastricht qui est devenu l'article 123 de Lisbonne... ... est un outil qui met les États en servitude par rapport aux plus riches. Ça n'a rien à voir avec l'intérêt commun, rien à voir avec l'intérêt général ; c'est le contraire. C'est une trahison, c'est un sabordage absolu. Ça date de Maastricht, ça date de 92. Moi, j'ai voté « oui » à Maastricht, je savais pas ça du tout. On n'en a absolument pas parlé en 92. En 92 on nous parlait de la monnaie unique, on nous parlait de l'euro... On nous parlait pas du tout de l'article 104. Il y a jamais eu de débats publics là-dessus. On s'est fait enfumer ! Enfumer ! On s'est fait rouler ! C'est une trahison ! une trahison absolue ! C'est... Y a pas d'autres mots. Et même en 2005, moi j'étais pas au courant, je... Donc on n'en a même pas parlé en 2005 non plus. On en a parlé après. Donc, depuis là ça fait maintenant... Depuis 2006, ça fait cinq ans. On travaille beaucoup là-dessus, et on s'aperçoit que dans tous les pays du monde, en tout cas dans beaucoup de pays du monde, dans tous les pays importants, les États ont abandonné la création monétaire aux banques privées. Et la dette publique augmente depuis ; à chaque fois la dette publique augmente dans des proportions extravagantes, et finalement le mode opératoire est le même qu'avec les pays du tiers-monde... qui ont été mis en coupe réglée, pillés, par les multinationales et les banques... avec le même mode opératoire : on commence par l'endetter... On lui fait miroiter des dépenses publiques qui vont être, qui sont soi-disant très importantes : un barrage, des lignes... ... des voies ferrées, des grands travaux gigantesques, certes utiles, et encore souvent... quand on observe pour les pays sous-développés, c'est utile à quelques multinationales pour aller piller leurs ressources, leurs matières premières dans les... Je développe pas. Mais en tout cas on se débrouille pour... en faisant miroiter de l'aide, en disant : « On va vous aider, on va vous prêter à des bas taux, on va... ... On va vous donner aussi... on va vous aider... personnellement. » On fait miroi... on engage le pays sous-développé à engager de très grosses dépenses, créer cette dette, et une fois que la dette est engagée, alors là on obtient en échange... tout : la privatisation de tous les services publics, l'abandon des matières premières à vil prix... ... la Bérézina pour les peuples en question. Et le mode opératoire qui est décrit... très bien dans... « Les confessions d'un assassin financier » de Perkins. Extraordinaire ! C'est absolument révoltant ! Ce bouquin-là c'est un... Et puis alors ce qui est terrible, c'est qu'on observe le mode opératoire pour les pays sous-développés, mais... ... on retrouve le goût de la Grèce, du Portugal et puis bientôt de la France, évidemment. C'est-à-dire qu'après avoir copieusement pillé tous les pays sous-développés, les banquiers maintenant s'en prennent aux pays développés, puisqu'ils ont réussi à corrompre les systèmes politiques jusqu'à la moelle. Donc deuxième... Donc le premier point c'est l'indépendance de la banque centrale et son... sa mission unique contre l'inflation qui nous condamne au chômage de masse ; ça fait quand même un sacré morceau. Deuxième morceau, l'interdiction des États... interdiction aux États de créer leur propre monnaie, donc d'emprunter auprès de leur banque centrale, donc de créer leur propre monnaie. Donc rendre les États dépendants des porteurs d'argent... des porteurs privés, évidemment, des porteurs d'argent. C'est insupportable. Ce deuxième point suffirait déjà à dire : « Mais attendez ! Il faut sortir de l'Union européenne d'urgence ! Parce que c'est... » Vous allez voir qu'à la fin, quand on va parler des procédures de révision des traités, comme tout est à l'unanimité à 27, c'est indémerdable. On n'arrivera jamais à améliorer ce piège politique. Troisième point. Troisième point dramatique, alors que lui a été beaucoup débattu en 2005, donc je vais passer rapidement : c'est l'interdiction aux États de limiter la circulation des capitaux. 3 - Liberté totale de mouvement des capitaux Je répète, interdiction aux États de limiter la circulation des capitaux. Ça veut dire que... un État qui déciderait de pas laisser faire n'importe quoi en matière de capitaux, serait, par ces traités félons, dans l'illégalité. Et puis, ce qui va avec... Donc, je le mets dans le même point, mais ce sont des dispositions différentes. Mais elles vont ensemble, elles sont faites pour faire un effet de tenailles, un effet d'étranglement : liberté d'établissement. Non seulement les capitaux peuvent circuler, mais les entreprises aussi peuvent s'implanter librement... ... dans les différents États. Ces deux dispositions, en fait, sont là encore un outil d'impuissance des États par rapport aux puissances privées, par rapport aux entreprises privées, notamment les plus grosses. Priver ainsi les États de leurs possibilités de régulation et de police, de police des capitaux, c'est totalement anti-démocratique, c'est véritablement... Quand on... On se demande comment des représentants qui nous représentent, qui devraient normalement représenter l'intérêt général, on se demande comment ils ont pu penser, élaborer, imposer des normes qui sont... ... des normes et des règles qui sont aussi contraires à l'intérêt général. Et en fait, on comprend mieux quand on essaie de voir qui voulait ce projet, qui a financé ce projet, qui soutient mordicus ce projet, qui... qui a intérêt à ce projet ? Et c'est édifiant quand on comprend que l'Union européenne a été voulue, financée, a été défendue par... ... les mêmes qui ont financé Hitler et Mussolini ; les mêmes, pour les mêmes raisons, pour avoir des bas salaires. Pour venir à bout des républiques... ... à bout de la... ce qu'on appelle la « démocratie », qui à mon avis n'est pas une démocratie. Je... On a fait d'autres réunions là-dessus... On vit pas en démocratie, on vit en oligarchie. Mais ce qu'on appelle « les démocraties », c'est quand même des oligarchies tempérées par un semblant de parlementarisme qui limite un peu les dégâts quand même. Mais même ça pour les... pour les grands patrons c'est trop. Et ils veulent la peau de la Révolution française et de ses... de ses enfants, de ses successeurs. Le... Ils appelaient la république « la gueuse », dans l'entre-deux-guerres et Hitler et Mussolini, donc le fascisme à la papa, servait à - parce qu'aujourd'hui c'est un nouveau fascisme, bien plus malin, quoi - ... ... servait à... ... venir à bout de la... Ils appelaient ça de « la gueuse », venir à bout des républiques. Annie Lacroix-Riz explique bien ça que... On trouve dans les archives, des milliers d'archives que... ... l'obsession des banquiers et des industriels c'est nos salaires. Bah parce que... Ça se comprend, leurs profits, leurs grands profits dépendent de nos bas salaires. Donc c'est juste égoïste, c'est juste totalement cynique. Ce qui les intéresse, c'est qu'on ait juste le salaire qu'il faut pour qu'on fasse pas la révolution, qu'on les égorge pas. Voilà. S'ils s'aperçoivent qu'on est en train de descendre dans la rue comme au Front populaire, descendre dans la rue par millions et qu'on va les égorger, hop, hop, hop, hop, ils lâchent du mou, ils lâchent... De toute façon... Voilà, ils donnent juste ce qu'il faut pour... Donc ça n'a rien à voir avec la justice, c'est... Bon, en tout cas, ce sont les mêmes qui ont financé... Donc les multinationales, hein, le... Hitler a été financé par Ford, il a été financé par... ... IG Farben, le cartel de la chimie allemand, il a été financé par les banques centrales européennes, il a été financé par les banques, évidemment. Il faut comprendre qu'Hitler aurait pas existé - enfin serait resté un groupuscule ridicule, des fous furieux - sans argent ; ils seraient restés... ... marginaux. On ne connaîtrait même pas leur existence. Il faut comprendre que Hitler et Mussolini n'auraient - et Staline, Lénine, c'est pareil pour les bolcheviks, hein - n'auraient pas existé sans le financement... de Wall Street. Il faut comprendre ça. C'est-à-dire que, en fait, le fascisme... Le fascisme c'est pas Hitler. Le fascisme c'est qui a financé Hitler. Il me semble, moi, hein, je... Tout le monde se traite de fasciste, c'est un mot qui est galvaudé. On en vient à se demander ce que c'est le fascisme. Là où j'en suis de ma réflexion, je dirais que le fascisme c'est la prise de contrôle de l'État par les plus riches ; c'est une toute petite poignée de personnes qui prennent le contrôle de l'État pour pérenniser leurs privilèges et se servir de la force publique, parce que l'État a le monopole de la force publique, se servir de la force publique pour défendre leurs seuls intérêts, ou prioritairement. Et après ça, il y a différentes manières de mettre en place ce règne des privilégiés ; qu'on peut appeler fascisme, on peut l'appeler autrement. Alors je sais bien que « fasciste » c'est un mot qui, historiquement, veut dire autre chose, mais enfin... Il faut que les mots soient utiles quand même ; si on les ramène constamment à leur... Pardon. Si on les ramène constamment à leur... leur stricte définition historique, on n'arrive pas à s'en servir parce qu'on va nous répéter que le fascisme c'était les faisceaux, que c'était... donc historiquement un truc qui existe plus. Ouais, OK. N'empêche que... les dictatures, les dictatures du milieu du XXème siècle... ... ont été financées par les riches du moment, les ultrariches du moment. Et ce sont ces mêmes ultrariches de notre moment, en ce moment, - et puis de toute la période qui a séparé, qui nous a séparés - ce sont les mêmes, ou leurs enfants, qui financent l'Union européenne. C'est plus malin. Le fascisme à la papa on le vivra plus. Je pense qu'on n'aura plus... Ouais, ils ont plus besoin de régimes militaires, avec une police militaire... C'est plus nécessaire, ils ont trouvé quelque chose de bien plus malin : l'élection, l'élection c'est fabuleux pour les riches, hein. 'tain c'est génial ! Et puis, je veux dire... Le simple fait que l'élection, que le suffrage universel soit défen... d'abord, ait été institué par Napoléon III en France, Bismarck en Allemagne, ça devrait nous mettre la puce à l'oreille. Le fait que... Ça devrait nous inciter à la défiance. Le fait que le suffrage universel soit défendu par tous les MEDEF du monde, par toutes les multinationales du monde qui soutiennent le suffrage universel. Ça devrait nous mettre la puce à l'oreille. Et le fait que depuis deux cents ans de pratique de l'élection les riches ont toujours gouverné ! Le suffrage universel ne tient pas ses promesses : les pauvres n'ont jamais gouverné avec le suffrage universel. Alors qu'avec le tirage au sort, c'est le contraire. Deux cents ans de pratique à Athènes montrent que pendant deux cents ans de tirage au sort les riches n'ont jamais gouverné, alors que les pauvres toujours. Donc... Avec le suffrage universel, les multinationales, et notamment les multinationales de la finance, ont un moyen de nous faire voter nous-mêmes pour nos propres bourreaux, via l'Union européenne, un moyen qui est bien plus malin, contre lequel il est bien plus difficile de résister que le fascisme à la papa. Donc, pour le distinguer, on peut peut-être parler de fascisme financier. Sur l'OTAN, il y a des dispositions graves qui, en fait, empêchent l'Union européenne de penser une défense qui soit autonome par rapport à l'OTAN. 4 - Soumission totale à l'OTAN Alors on nous explique que, évidemment, chacun des pays faisant déjà partie... ... une bonne partie faisant partie de l'OTAN, on n'allait pas, on pouvait pas les... ... les obliger à se désolidariser de l'OTAN. Certes, il reste que, les plus grands pays de l'Union européenne étant... ... intégrés à l'OTAN, le fait que les traités de l'Union européenne intègrent, finalement, cette participation nous rend complètement dépendants de l'OTAN. Et il y a des mécanismes d'intervention - donc de guerre obligée, et même nucléaire - dans les traités qui sont absolument révoltants. C'est-à-dire que si on appliquait ces mécanismes dans les situations qui sont prévues, on serait obligés d'envoyer un feu nucléaire préemptif, agressif, pas défensif. Je développe pas, mais sur ce sujet-là il pourrait y avoir un débat. Il n'y en a pas eu. Les institutions européennes... ... mettent entre les mains des ministres et des présidents, qui sont des exécutifs dans les pays d'où ils viennent, mettent dans leurs mains le pouvoir législatif. 5 - Accumulation des pouvoirs exécutif et législatif Alors, à deux titres, d'abord en... ... colégislateurs. Ils font... Les institutions européennes font des ministres qui normalement devraient être absolument cantonnés à l'exécution des lois. La séparation des pouvoirs, c'est : Toi, tu écris les lois mais tu ne les exécutes pas. Toi, tu es parlement, tu écris les lois mais tu ne les exécutes pas. Et toi tu es exécutif : tu exécutes les lois mais tu ne les écris pas. « En divisant les pouvoirs, on les affaiblit, et nous autres les gouvernés, nous nous protégeons contre les abus de pouvoir. » Montesquieu. Et... ... cette séparation des pouvoirs est très mal appliquée. Dans la cinquième, elle l'est pas du tout, puis dans la plupart des pays elle est violée, parce que... ... ceux qui écrivent les règles les écrivent pour eux-mêmes. C'est ma thèse. Les institutions devraient jamais être écrites par les hommes de parti, et encore moins par des parlementaires, des ministres, des juges. Les institutions devraient être écrites par une Assemblée constituante tirée au sort. C'est d'ailleurs le dernier point que j'évoquerai un petit peu à la fin. Mais en tout cas... Si les ministres, ici, voient... se voient attribuer un pouvoir législatif, c'est... c'est plus grave encore qu'au niveau national parce qu'on ne sait pas du tout ce qu'ils font ! Il faut se rendre compte que on a déjà du mal à surveiller ce que font nos parlementaires et nos ministres au niveau national, à la petite échelle de la nation, mais alors au niveau européen est-ce que vous savez, est-ce que vous savez ce que sont en train de négocier pour vous vos ministres dans le cadre de l'Union européenne ? Est-ce que vous savez ? Est-ce que vous vous en occupez ? Est-ce que vous vérifiez ce que signent en votre nom, les directives que signent en votre nom vos ministres... ... dans le cadre de l'Union européenne ? Mais pas du tout, c'est trop loin. Et puis c'est complè... En plus c'est complè... Le voudriez-vous, vous ne pourriez pas parce que c'est totalement opaque. Alors, à deux titres les ministres sont colégislateurs, sont législateurs, d'abord ils sont colégislateurs avec le parlement. Le parlement est complètement, en fait, infantilisé. Le parlement ne peut écrire aucune loi tout seul. Il est accompagné des ministres qui doivent être d'accord pour que ça passe. En plus, le parlement n'a pas l'initiative des lois. C'est complètement extravagant ! C'est la Commission. Alors il y a des arguments bidons pour justifier que la Commission soit ainsi... La commission est pas élue, hein ! Donc la commission c'est des... technocrates ! C'est profondément oligarchique ! Donc la... Déjà, les ministres sont colégislateurs, mais en plus il y a deux techniques de production de normes obligatoires à... de portée générale et illimitée dans le temps, donc c'est extrêmement dangereux pour nous, hein ! C'est... Une Constitution ça sert à éviter que de tels outils juridiques ne soient hors contrôle. Or, là, ils le sont totalement. Donc, autre technique de production de normes obligatoires : les actes non législatifs. Les actes non législatifs et les procédures législatives spéciales. C'est des noms, des noms qui suggèrent rien... Qu'est-ce que c'est que ce truc-là ? Eh bien, je vous dis, en français, c'est des lois sans parlement. Des lois sans parlement ? Et sur quels sujets ? Oh, des bricoles, des bricoles, le marché intérieur, une bonne partie de la fiscalité, la concurrence... Tous ces sujets-là, le parlement en voit pas la couleur. Le parlement n'est pas concerné. Est-ce que c'est... Il y a une liste des sujets sur lesquels on peut faire comme ça des lois sans parlement, où les ministres écrivent le droit ? Donc les ministres, ceux qui vont appliquer les lois. Quand ils retirent leurs costards de ministres européens, ils retournent chez eux - et donc de colégislateurs - ils retournent chez eux... dans leurs pays d'origine et réendossent leurs costumes d'exécutifs et ils font appliquer les lois, qu'ils ont eux-mêmes écrites, au niveau européen. Donc on est en pleine confusion des pouvoirs. Et tout ça en rendant, pratiquement, concrètement, en ne rendant aucun compte. Et donc il y a une liste des sujets ? Pas du tout. Vous voulez savoir la liste des domaines de ces lois sans parlement ? Bah, va falloir que vous vous tartiniez les centaines d'articles en cherchant les procédures législatives spéciales... les actes non législatifs... Et puis vous vous apercevez... Putain, c'est un acte non législatif ça ! Mais attends, c'est énorme, quoi ! Pourquoi, pourquoi est-ce que ça a été retiré au parlement ? Est-ce qu'on nous explique, est-ce que vous vous souvenez d'avoir eu un débat sur les lois sans parlement à l'occasion du débat sur les institutions européennes ? On ne nous en a jamais parlé. C'est dans la partie un, ça. Dans la partie un... ... sont programmées des lois sans parlement ! Il me semble que ça vaudrait le coup d'un débat public. www.culture-libre.info

Étienne Chouard : 10 raisons de sortir de l’Union Européenne 2/3

Duration: 21 minutes and 16 seconds
Year: 2011
Country: France
Language: French (France)
Producer: Culture Libre
Views: 65
Posted by: tylerzemover on Feb 10, 2012

A travers le décryptage du fonctionnement des institutions européennes, Étienne Chouard montre en quoi le « logiciel européen » nuit à l'intérêt général et énumère dix bonnes raisons de s'émanciper de ce système d'oppression...

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