La double origine de l'être humain part. 2 23mn
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Entretien avec Ennea Tess Griffith - 8 janvier 2011 - 13h / 23 mn
La double origine de l'être humain
Bien, si vous le voulez bien, nous continuons
ce que nous avons commencé hier, c'est-à-dire quelques notions de base
à propos de l'être humain et des limitations de l'être humain.
On peut se rappeler, en résumé, ce que nous avions abordé déjà hier.
Nous avions commencé par la nature tripartite de l'être humain : corps, âme, esprit,
en voyant que la psychologie, la psycho-anthropologie s'adressait aussi bien
à l'étude de l'âme que de l'esprit dans leurs relations avec le corps physique.
Et puis nous avions parlé de la double origine de l'être humain,
qui est aussi bien matérielle, terrestre que spirituelle grâce à cette essence
que nous avons qui nous rapproche des mondes spirituelles.
Après cela, nous nous étions intéressés davantage au monde de l'âme,
du psychisme, et nous avions constaté que, malheureusement, lorsque nous regardions
les êtres humains, nous nous apercevons que leurs émotions, leurs pensées,
sont bien souvent plus proches de l'animal, ou du monde de l'animal
que de celui d'un être humain réalisé.
Puis nous avions parlé un peu des... de l'âme et de la tripartition de l'âme,
telle qu'elle est abordée dans la... psychologie, la psycho-anthropologie,
et avant déjà, d'ailleurs, par Rudolf Steiner, dans la psychologie spirituelle.
Et nous nous étions posés la question, « mais pourquoi est-ce que nos émotions,
nos pensées, sont à ce point empreintes d'animalité ? »
Et la réponse nous était venue ?
Oui, de la structure tripartite de notre cerveau.
Puisque nous sommes des êtres tricéphales, que nous avons trois cerveaux ;
et nous avons réexaminé ensemble les caractéristiques du cerveau reptilien,
celui qui nous rapproche des animaux les plus anciens, et le cerveau limbique,
celui que nous partageons avec les mammifères,
et enfin le néo-cortex, le dernier qui est apparu, qui, celui-là, est l'apanage de ?
L'Homme.
Et nous avions vu que... nous possédions donc deux cerveaux
qui étaient des cerveaux qu'on peut dire animaux,
deux cerveaux empreints d'animalité, et que seul le troisième nous élevait à un niveau,
on va dire un peu plus humain. Parce que quand on considère, aujourd'hui,
à quel point la pensée est mal utilisée et nous rapproche
de beaucoup de catastrophes, on voit bien que ce n'est pas une pensée, encore,
qui est susceptible d'amener l'Homme à exprimer réellement son humanité véritable.
Donc, c'était la première limitation de l'être humain que nous avions vue là,
et nous avions observé, un peu, les caractéristiques des attitudes
de l'être humain et à quel point elles étaient effectivement encore proches de l'animalité,
d'une part proches de tout ce qui est instinctif à travers l'égocentrisme, l'avidité,
le besoin de territorialité, la compétition, l'instinct sexuel, et à quel point, d'autre part,
toutes nos attitudes étaient encore empreintes d'animalité
à travers toutes ces émotions négatives que nous ressentions comme les animaux,
ces émotions qui sont... la peur... qu'est-ce qu'on avait encore... évoqué ?
L'avidité c'est dans l'autre ; la jalousie, le désir...
Toutes ces émotions dont nous savons à quel point elles mènent les hommes
et le monde et engendrent des drames et des catastrophes.
Voilà à quoi nous étions arrivés hier. Donc, nous avons uniquement examiné
les limitations, cette première limitation de l'être humain due à sa nature animale.
Et je vous avais déjà dit, hier, que aujourd'hui nous parlerions
d'une autre limitation, non moins grande, non moins contraignante...
Qui peut être quoi à votre avis ?
Son éducation et donc ses conditionnements.
Tout le monde des conditionnements de l'être humain
qui explique dans une grande mesure toutes nos oppositions,
toutes nos contradictions. Entre la réalité qui s'oppose aux exigences,
nos pensées qui s'opposent à nos émotions,
les désirs qui s'opposent aux réalités, à la réalité, et qui montrent à quel point
nous sommes toujours dans un monde d'oppositions.
Exemples ?
Celui qui... peut-être cet enfant qui est fortement imprégné de notions artistiques,
de volonté de réaliser le beau, l'harmonie, qui est très proche de ces notions-là,
et qui du fait de son éducation va être poussé à choisir une voie dans laquelle
il va développer non pas des qualités, plus, de coeur, artistiques, mais ?
des qualités qui sont proches de l'intellect, c'est celui à qui on va demander d'être ?
ingénieur, docteur... En fait, celui qui va se sentir poussé à adopter
une carrière intellectuelle alors qu'au fond toute sa nature le pousserait, plutôt,
à faire autre chose. Là on voit à quel point il y a en nous, toujours,
une grande opposition, des contradictions entre une partie de notre être et une autre ;
à cause de tous ces conditionnements qui s'imposent à nous
de manière souvent implacable.
Et bien sûr, nous ne disons pas que les conditionnements sont mauvais,
parce que de même qu'on ne peut pas faire fi de notre nature animale,
puisqu'on a vu qu'elle avait une place en nous, parce qu'elle existe,
parce qu'elle est là, et qu'on ne peut pas faire comme si elle n'était pas là.
De même, certains conditionnements sont évidemment ?... bons.
Ne serait-ce que, parce que ? Nous sommes des êtres qui vivons en société,
qui vivons avec les autres dans le cadre de notre famille,
dans le cadre de groupements sociaux, et que donc il faut qu'il y ait certaines normes,
certaines règles, certaines lois que nous suivons. Et donc dans ce cadre-là,
il est normal que certains conditionnements s'imposent à nous.
Le gros problème n'étant pas celui-là.
C'est que ces conditionnements s'imposent en général de manière complètement...
... inconsciente. Nous ne sommes plus du tout conscients au bout d'un moment que...
... nous faisons telle ou telle chose non pas parce que nous l'avons décidé,
non pas parce que nous l'avons choisi, mais parce que ces conditionnements
s'imposent à nous de l'extérieur. Parce que nous avons toujours vu fonctionner d'autres
de cette manière, ou parce que nous avons reçu des messages de ?
nos parents déjà bien sûr. Et puis après ? De nos éducateurs. Ensuite ? De la société.
Tous ces messages qui sont extrêmement contraignants
sans même que nous nous en apercevions.
Et pour mieux comprendre ça encore, on peut examiner ces conditionnements,
là encore, sous un certain angle en les rapprochant de cette structure tripartite
de notre cerveau. Là, encore, on peut voir qu'il y a des types de conditionnement
qui sont reliés à chaque... chacun de nos cerveaux.
Un conditionnement qui est relié à notre cerveau reptilien.
C'est quoi ?
Ceux qui ont suivi la formation praticiens se souviennent peut-être ?
Les autres, non ?
Le conditionnement...
... réflexe. C'était quoi, ça ?
Oui. Celui qui associe à un besoin naturel une stimulation extérieure.
C'est quoi ? Vous ne vous souvenez plus ?
C'est l'expérience, bien sûr, de ?
Pavlov. Qu'est-ce qu'il faisait Pavlov ?
Il avait des chiens, et en même temps qu'il leur donnait à manger,
il remuait une petite clochette. Et, bien sûr, les chiens mangeaient, salivaient,
étaient très contents. Et au bout d'un moment, qu'est-ce que Pavlov a fait ?
Il remuait simplement la clochette, et dès qu'il remuait la clochette,
les chiens savaient quoi ? Ils avaient enregistré quoi ?
Qu'ils allaient recevoir à manger. Et donc, de manière tout à fait naturelle,
ils commençaient déjà à ? saliver. Tout le fonctionnement physiologique
s'était déjà adapté à ce signal que représentait la clochette
qui indiquait qu'ils allaient manger.
Et nous ?
- On fait pareil. - On fait pareil. Bah oui. Si, si, c'est exactement ça, nous on fait pareil.
On n'a pas une petite clochette, encore que, dans certains endroits on a des cloches...
... au moment d'aller manger, peut-être, comme dans les lycées où on a la cloche
qui sonne pour dire que c'est le moment du repas.
Nous on n'a peut-être pas des clochettes, mais qu'est-ce qu'on a ? - On a une montre.
- Ah ! Il est midi. Et là encore, on ressent le besoin de manger.
Peut-être qu'on commence déjà même un peu à saliver parce qu'on sait
qu'on a un plat qu'on aime beaucoup qui va arriver sur la table.
Donc ces conditionnements réflexes, ils sont le fait des animaux,
mais ils sont aussi notre fait. Ce sont des conditionnements qui caractérisent
aussi bien les animaux que ? nous-mêmes.
Et puis il y a une deuxième catégorie de conditionnements,
qui sont les conditionnements qui sont reliés à notre cerveau limbique.
Ceux-là, ce sont les conditionnements qui font quoi ?
- Conditionnements moraux, non ? - Attirance/répulsion ?
- Attirance/répulsion, on est plus proche de ça puisqu'on est au niveau limbique,
donc au niveau des émotions. Ce sont les conditionnements qui nous mènent
à la recherche du plaisir, ou encore à l'évitement de ?...
La punition ou la souffrance.
Exemples ?
- J'aime ce plat. J'aime cette personne.
- « J'aime ce plat », là on est au niveau ?...
... instinctif qu'on avait évoqué tout à l'heure, hein. Mais cette recherche de récompenses,
c'est par exemple cette personne qui est tout le temps dans le besoin
d'aider les autres, dans le besoin de servir, parce que ? par là elle retire ?...
... la reconnaissance, l'attention, l'amour, et donc son conditionnement à elle,
c'est faire pour les autres. Parce que par là je serai aimé, par là j'ai ma récompense.
Ou encore à l'inverse ?
Celui qui va tout le temps être dans des comportements d'évitement,
ou des comportements de repli sur soi, ou raser les murs,
ou ne jamais se faire remarquer. Parce que lui il veut à tout prix éviter ?...
... les coups de bâton ; éviter les remontrances,
parce que c'est peut-être un enfant qui a été...
On n'a pas besoin d'aller jusqu'à un enfant battu,
mais un enfant qu'on a beaucoup semoncé, que ses parents ont beaucoup grondé.
Donc, lui, il a appris : « Plus je me mets en retrait, moins on risque de me gronder. »
Donc il va toujours être dans son coin, surtout pas se montrer,
surtout pas faire de vagues.
Et là on voit ces conditionnements, à quel point ils imprègnent notre nature
au point qu'ensuite tous nos comportements, nos attitudes,
sont empreints de cela. Bien sûr on retrouverait là, si on voulait examiner ça
sous un autre angle, tous les ennéatypes et tous les comportements des ennéatypes.
Mais c'est pas tellement le but de ce que nous faisons là. Donc ce deuxième...
... conditionnement, le conditionnement recherche de récompenses
et évitement de la souffrance. Et puis il y a un troisième conditionnement encore ;
et celui-là est relié à notre néo-cortex ; c'est quoi ?
Le néo-cortex, c'est donc tout ce qui nous pousse à penser.
C'est en fait, l'imitation, l'imitation qui vient de la nécessaire socialisation.
Ce sont tous les conditionnements... et il y en a toute une gamme qui vont de...
... par exemple, la... ce qu'on nous a appris par rapport à l'hygiène,
jusqu'à toutes les attitudes qu'on nous apprend pour vivre en société,
que ce soient des attitudes physiques, des attitudes au niveau émotionnel,
ou encore au niveau des pensées ou des schémas de pensée.
C'est tout ce qu'on a mis en nous, tout ce qu'on nous a inculqué ;
on pourrait même dire toute la manière dont on a été endoctrinés,
sans qu'on s'en rende compte pour fonctionner en société.
C'est... ça va de nos attitudes physiques, de notre manière de manger,
parce qu'on a appris avec nos parents et ensuite avec d'autres encore
comment bien manger, comment utiliser ses couverts, comment marcher,
comment se tenir... On a appris ça en le regardant, bien sûr,
on a appris ça parce que certains nous ont dit comment il fallait faire.
Donc toute la gamme des attitudes physiques, et bien sûr toutes ces idées...
... reçues. Toutes ces opinions que nous avons, dont nous croyons aujourd'hui
que ce sont nos opinions, nos propres opinions, alors qu'en fait
elles ne sont le reflet que de quoi ?
Déjà de ce que papa, maman, disaient quand j'étais petit.
Et ensuite ce que mes professeurs m'ont appris en classe ;
et quand j'étais en apprentissage, et après dans ma vie d'adulte.
Et nous ne nous rendons pas compte à quel point ceci s'impose à nous,
et à quel point aussi c'est dommageable. Parce que...
Qu'est-ce qu'on peut avoir comme idée, comme opinion, comme schéma de pensée
extrêmement dommageables ?
Ce sont toutes ces idées, ces opinions qui nous coupent de l'autre,
qui nous font penser que... telle personne est moins bien que moi, que... faut surtout
pas se mélanger aux étrangers, aux Noirs, aux Jaunes, aux Rouges.
Et puis que... faut se méfier des hommes. Faut se méfier... dans le temps, il y avait
« faut se méfier des rouquins. » Je me rappelle ça quand mon grand-père
il me disait toujours à moi : « Attention ! Surtout, faut pas te marier à un rouquin ! »
Va savoir pourquoi.
C'était ça, hein ?
Toutes ces idées reçues qu'on peut véhiculer par la suite et auxquelles
on peut croire. Parce qu'on nous a appris ça et que entre guillemets « bêtement »,
par la suite, on continue à penser de la même manière.
Alors que dès qu'on observe ça d'un peu plus près, on se rend compte à quel point...
... c'est pas du tout notre réalité. C'est une réalité qui s'est superposée à la nôtre.
Vous en voyez comme ça des comportements
ou des schémas de pensée, des idées, des opinions qu'en fait vous avez,
mais parce que vous les avez reçus de vos parents, par exemple ? Il y en a toujours.
Vous avez déjà observé ça en vous ?
- Les Bordelais sont moins intéressants que les Toulousains.
- « Les Bordelais sont moins intéressants que les Toulousains. »
Mais oui, ça c'est les petites guéguerres entre les régions.
Nous, on avait la même chose avec les Lorrains et les Alsaciens.
C'est une réalité ça, hein. Et c'est quelque chose dont on pourrait penser...
Là, on rit parce que c'est amusant. Problème, c'est que ça semble amusant,
mais là c'est... c'est anodin on va dire. Mais pour d'autres schémas de pensée,
d'autres idées, d'autres opinions, c'est loin d'être anodin, parce que ça dirige
toute notre vie, ça dirige même la vie des peuples, des nations,
et c'est ça qui fait que les nations se battent ensuite entre elles ;
à cause de ces idées reçues qui sont du domaine, vraiment, de l'endoctrinement.
Des jeunes qui se reconnaissent comme différents parce qu'on leur a appris
que les Bordelais c'est mieux que... ou que les Toulousains, pardon,
c'est mieux que les Bordelais.
Ça pourrait être l'inverse aussi ; mais oui, mais oui, et qui se battent pour ça.
Et aujourd'hui, évidemment, qu'est-ce qui serait très intéressant ?
C'est que nous puissions aller au-delà de tous ces conditionnements.
Parce que le gros problème, c'est que lorsque nous nous observons
et lorsque nous observons toute la gamme de nos attitudes,
toute la gamme de nos émotions, la gamme de nos pensées...
C'est qu'en fait elles sont extrêmement limitées ;
que toutes ces attitudes ne sont pas du tout libres,
mais nous renvoient à la part d'animalité en nous, à travers nos instincts,
à travers nos émotions négatives, ou encore nous renvoient
à tous nos conditionnements. Et en fait en... psycho-anthropologie, on nous dit
que nous sommes à 95 % faits de ?... Tout ça. Notre nature animale d'une part,
et nos conditionnements d'autre part.
Quand je dis 95 %, c'est sûrement encore optimiste,
parce que ça voudrait dire qu'on est 5 % nous-même.
Et certainement, oui certainement que si... Quand on commence,
et nous nous avons commencé... enfin, plutôt,
nous sommes déjà depuis longtemps dans un processus d'observation de nous-même,
quand on est authentiquement dans l'observation de soi,
dans la recherche de la connaissance de soi, on se rend compte à quel point ceci
n'est pas du tout une plaisanterie... Même si quand on l'entend la première fois,
on se dit : « Oh, quand même, c'est exagéré. »
Mais on se rend compte que ce n'est pas exagéré du tout, et qu'en fait
on est complètement ça : notre nature animale d'une part
et tous nos conditionnements d'autre part.
Et le défi qui est lancé à l'être humain, sur un chemin de réalisation de lui-même,
c'est de sortir de ces comportements animaux en les mettant à leur juste place ;
puisqu'il s'agit pas de les supprimer, il ne s'agit pas de supprimer nos instincts,
c'est impossible, de supprimer nos émotions négatives, ça n'a pas de sens.
Il s'agit de mettre ce monde des instincts et ce monde émotionnel à sa juste place.
Et il s'agit d'autre part de repérer tous nos conditionnements,
d'être davantage conscients de tous ces conditionnements
pour ne garder que ceux que nous trouvons intéressants pour la vie en société,
notamment, et pour éliminer les autres ou remettre en question les autres.
Et ce chemin-là, il va passer par quoi ?
D'abord, par l'observation. Parce que pour faire le tri de ses instincts, ses émotions,
ses conditionnements, il faut d'abord que je les ai observés,
que je les ai réellement regardés en face. Et ça nécessite donc de vraiment passer
à une observation, et au niveau physique, de nos attitudes,
de nos gestes tout simples : de comment je mange, de comment je bouge,
de comment je remets peut-être exactement comme ma mère, sa mèche en place.
De comment je marche exactement comme ma soeur, ou comme telle autre personne ;
de regarder comment je fais, comment je bouge.
Et ensuite d'observer mes émotions, de regarder de plus près
tout ce monde émotionnel... pour repérer toutes ces émotions négatives
que je ne vois peut-être même pas. Parce que quand quelqu'un me dit :
« - Mais qu'est-ce que t'es colérique toi ! - Moi, colérique !? »
Et on n'y croit pas parce que c'est quelque chose
qu'on n'a jamais réellement observé.
D'autre part, observez nos schémas de pensée, tout ce dont on parlait
dans le cadre des conditionnements : comment mes opinions,
comment mes pensées ne sont pas du tout les miennes,
mais comment elles me sont dictées par ce que j'ai entendu dans le temps,
ou par le journal que je lis tous les jours...
... ou par mon métier qui m'a inculqué une certaine manière de voir les choses,
de répondre aux situations. Et donc le travail va bien être un travail d'observation de soi,
pour que je puisse réellement voir, constater,
à quel point je suis cette nature animale et à quel point je suis
cette somme de conditionnements, et ensuite, bien sûr, il va y avoir ?
Tout ce que je vais décider de faire pour mettre cette nature animale à sa place
et pour sortir des conditionnements. Et ça ce sont tous les exercices que nous suivons,
tous ces principes que nous suivons qui nous ont été donnés par Selim Aïssel
pour arriver à remplacer tous ces éléments en nous qui sont mécaniques,
qui sont conditionnés, par des éléments qui sont beaucoup plus conscients
et qui nous amènent à nous élever à un niveau de conscience beaucoup plus élevé
où je deviens, comme on l'a vu dans le premier cours,
« L'échelle du rayon de la création » un collaborateur des forces créatrices
de l'univers. Et non plus seulement un pantin qui est animé par sa nature animale
ou par ses conditionnements multiples.
Voilà donc le grand but que nous pouvons nous proposer...
... pour arriver à nous créer nous-même, arriver à réaliser notre propre humanité.
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